Les phobies ou l’impossible séparation

                                                                                 d’Irène Diamantis

Il y a ceux qui redoutent les serpents, ceux qui craignent la nuit noire, ceux qui ne supportent pas les portes fermées, ceux qui haïssent l’avion, ceux que la perspective d’un lien amoureux effraie, ceux pour qui le plaisir sexuel est impossible, ceux qui se révèlent incapable de traverser les ponts, ceux qui évitent systématiquement d’emprunter les autoroutes… Chacun de nous apporte sa contribution à liste des phobies.

On réduit souvent la phobie à la peur de certains objets. Explication un peu courte, souligne Irène Diamantis, parce qu’elle manque l’essentiel : le vertige du sujet phobique, qui, au mépris de toute logique, s’installe dans un monde de suppositions où tout devient possible. Car la phobie est véritablement une maladie de la séparation. Alors que le sujet se construit en se séparant de sa mère, la phobie le ramène à un état fusionnel, hors du temps, qui lui interdit de penser.

Illustré de nombreux cas cliniques, un regard très novateur sur les phobies ordinaires et moins ordinaires.

Irène Diamantis, membre de la Société de Psychanalyse Freudienne, est psychanalyste. Elle a fait partie de l’équipe du professeur Jenny Aubry à l’hôpital Necker-Enfants-Malades et a enseigné à l’université Paris VIII et au Collège international de philosophie.

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