Sans alcool, de Claire Touzard

« En France, on s’avoue rarement alcoolique. Quand on boit on est festif, irrévérent, drôle. Français. Un jour pourtant, Claire arrête de boire. Elle prend conscience que cet alcool, prétendument bon-vivant, est en train de ronger sa vie. Il noyaute ses journées, altère sa pensée, abîme ses relations. En retraçant son passé, elle découvre à quel point l’alcool a été le pilier de sa construction et de son personnage de femme. »

Claire Touzard nous livre le journal de son sevrage : des changements qui s’opèrent en elle, autour d’elle, les difficultés que son arrêt de l’alcool engendre dans ses relations avec les autres (face à quelqu’un qui ne boit plus, sommes-nous tous si à l’aise que ça ?).

Se plongeant dans son enfance et son adolescence pour se comprendre, comprendre son rapport à l’alcool, elle mettra du sens sur ses conduites : « Il m’apparaît que mon anorexie, puis mes problèmes d’addiction, sont tous liés à cette relation tumultueuse avec mon genre. Ce désir de tuer la féminité telle qu’on m’avait demandé de l’endosser, de redevenir androgyne pour n’être qu’un esprit : ce dégout de moi et de mon corps. »